"Terrain à Déminer"

Groupe d'activistes en sciences sociales
et d'agité(e)s en société

dimanche 29 septembre 2013


Le TàD au ZINZAN 2013

Une fois de plus le TàD et les Tàdettes se sont trouvés propulsés au coeur du Zinzan. Les derniers intégrés à la brigade ont su passer l'épreuve du feu : créer un Haka, réaliser son tutoriel, entraîner une brigade d'intervention pour les rues d'Orgon, et enfin monter un espace d'accueil, de lecture, d'écriture et d'écoute entre massage sociaux, science fiction, marionnettes, procès radiophonique et archives illégitimes (par l'Archiviste Désinvolte en guest). 

Après l'accueil plus qu'extra-ordinaire à Aureille pour son anti-université d'été 2013, l'équipe du TàD se trouve renforcée de trois comédiens, une équipe vidéo, une illustratrice, une écrivain, une bibliothécaire, un cuisinier tchatcheur, et une survoltée des aires d'accueil. Ca décoiffe dans les Alpilles et rayonne dans toute la France depuis août. 

La découverte collective et partagée de la danse, de la musique, du chant, des langues d'oc, de la bouvine, et de l'aïoli, voilà que le TàD se fait former en clown en échange d'une formation en pantai aillé. 

Le TàD revient bientôt, sûrement vers Marseille en novembre... à suivre.



dimanche 28 juillet 2013

ANTI-UNIVERSITÉ D'ÉTÉ DU TÀD 
DU 18 AU 22 AOÛT
"DE LA VIDÉO À AUREILLE"



Cette année, l'anti-université d'été est d'une surprenante jeunesse : l'équipe traditionnelle retrouve ses membres d'honneur, et retrouve ou découvre de nouveaux membres aux potentialités énormes. Bref, une belle équipée sauvage pour ce cru 2013 ! Avec toutes ces forces vives, le TàD va prendre un nouveau visage, une nouvelle saveur, de nouvelles ambitions et dérisions ! Nous remercions Jean-Noël pour son généreux accueil à Aureille (13) dans les Alpilles.
Au programme : 
Vidéo avec les Ziconophages et le Maelable
Écriture avec Natacha Trotsky et Tatiana Arfel
Réflexion avec Penser le Travail
Cuisine et innovation sociale avec Piedanlepla
Thèmes de l'année : L'ÉTRANGETÉ, LE FÉMININ, LA LÉGITIMITÉ (encore et toujours)
Débat : "Prostitution, pornographie, féminisme et normes sociales" avec Magali Nayrac, Jean-Noël Pelen et Gaëlla Loiseau.
Chant avec Julie Azoulay.

A-U 2013 SUIVIE DU 
DU 22 AU 25 AOÛT !!!



mardi 11 juin 2013

Sortie des Actes de la Table Ronde Itinérante Sans Table



Au programme :

Apéritif officiel

Présentation des Actes en présence de certains intervenants de la TRIST

Lancement d'un arpentage : proposez un bouquin, celui que vous avez toujours eu envie de lire, mais sans en avoir le courage (faute de temps, de persévérance), à lire à plusieurs, à débattre etc... Constitution de l'équipe et organisation.

Pour dîner sur place, réservations auprès d'Aïcha au 04 67 57 83 95.




jeudi 11 avril 2013

À PARAÎTRE : ACTES DE LA TRIST

À Paraître prochainement, les Actes de restitution de la Table Ronde Itinérante Sans Table organisée à Viols le Fort le 22 septembre 2012, et plus largement des deux journées d'anniversaire du TàD. Textes, photos, illustrations, adresses utiles, n'hésitez pas à souscrire !

PRIX LIBRE !!!


SORTIE HORS-SÉRIE DES 10 ANS


Dix ans de déminage et d’autolégitimation





Le TàD a rapidement trouvé son nom, en 2002, quelques semaines après sa naissance entre les deux tours des élections présidentielles de 2002. Cette référence au déminage vient d’un numéro de la revue d’Ethnologie Française intitulé Terrains minés1. Le sens particulier et peu connu donné au mot « terrain » en anthropologie, nous a parfois fait passés pour les membres d’une ONG de déminage à proprement dit. Quant aux mines, elles se sont avérées finalement assez différentes de celles énoncées dans la revue scientifique et classée : nos terrains minés ne sont pas ceux d’ethnologues qui travaillent dans la mafia ou au sein de groupes sur-ethnographiés. Il s’agit bel et bien des terrains académiques et universitaires qui nous ont fait croire comme le reste de la société dominante que nous étions démunis à faire des sciences sociales, que nous ne savions rien, n’étions bons à rien d’autres qu’à potasser et chercher…du travail. Pour dire vrai, au milieu de cette inertie pachydermique, certains universitaires nous ont retournés la tête tout en cherchant à nous titiller le bulbe militant. Ne mettons donc pas tout le monde dans le même sac. Mais c’était comme si, une fois dans le système, ils ne pouvaient plus faire ce qu’ils allaient nous amener à faire avec le TàD. L’Université de Nice aura donc joué un grand rôle dans cette association et son émancipation. Tout d’abord, ces quelques enseignants. Ceux qui s’engageaient dans leurs disciplines et leur transmission, qui y voyaient un sens politique2. Mais aussi ceux qui étaient au-delà de tout académisme. Croiser un Claude Gaignebet3 ou un Claude Alrancq sur sa route d’étudiant est aujourd’hui inespéré. Le TàD est né de cette énergie militante mariée à la soif de connaissance et au désir de rencontres, de transmission, de fête. L’Université, et en particulier le Département de sociologie et ethnologie, nous aura ensuite permis de vivre quelques années de façon autonome. Grâce à un merveilleux acte de piraterie, illégal mais ultra-légitime, notre jeune collectif récupérait les papiers d’une association étudiante endormie, ainsi que son compte en banque, tout cela en coupant du même coup tout lien avec la grande institution. Le Département nous a réclamés le remboursement de l’argent pendant plusieurs années. Nous avons pu quant à nous tout dépenser, sans aucun projet d’avenir, pendant deux années bien remplies : happenings, projections, carnaval, apéros-débats… Tout cela n’aurait pas pu avoir le jour également sans les Diables Bleus4, ce collectif mythique niçois, aujourd’hui invoqué par certains allumés lors de la Santa Capelina5. Ils nous testèrent puis nous firent confiance, nous y allions souvent, et certains de ces Diables sont venus ou revenus jusqu’à la fac pour y décaler les choses avec nous. C’est par souci démocratique, quelque peu nié à nos débuts presque staliniens, que nous avons sensibilisé d’autres étudiants à nos actions. Jusqu’à leur céder les rennes de l’entité mystérieuse. Le TàD a connu alors une époque trouble de photocopies de cours de fac, de conférences estudiantines, de recherche d’adhérents… Ce sérieux nous a cependant valu l’honneur de collaborer avec une salle niçoise engagée et de rencontrer Pierre Carles. Une belle leçon de radicalité. Après des rencontres décisives et malgré la dispersion de son personnel, le TàD s’extirpe du nouveau bureau pour renouer avec ses premières amours et donc tisser avec les nouvelles. L’équipe se dessine clairement. Les objectifs redéfinis avec consensus. Les envies s’emballent. La plupart s’embarque au même moment dans une thèse de doctorat. Précarité et sous-estimation de soi tracent un cercle vicieux pour les désormais « Tadettes ». La première anti-université d’été, en 2006, fera décoller la machine collective. Rien ne peut plus nous arrêter. Si ce n’est l’argent, nos thèses, nos mecs, nos enfants… mais non, on tient toujours bon. Cela grâce à notre volonté mais surtout à des personnages-clés de notre parcours sinueux et lent. Ara Nati et le Crieur Public de la Croix-Rousse, deux mondes différents, se sont frottés à nous et nous ont permis de faire que le TàD devienne lui-même. Qu’il sorte, qu’il se montre, qu’il s’expose. Entre Noailles et la Croix-Rousse, ce sont des révélations qu’ils ont suscitées au sein du collectif. C’est en 2009 que Sainte Précaire a fait des apparitions, que notre verbe s’est marié à la musique, que le pantai fut érigé au rang de concept, que le théâtre nous a effleurés, et que le TàDmag fut le plus distribué. Un homme de plus, le seul qui soit resté Tadette plus d’un an, nous a lui aussi donnés confiance en nous, il a offert une auto-légitimité au TàD, entre autres avec ses marionnettes et le fanzine. Puis le TàD c’est aussi des Tadettes, thésardes puis docteures, mamans puis salariées, aventurières puis professionnelles. C’est aussi plusieurs centres : Paris, Dunkerque, Marseille, Nice, Millau, Montpellier. C’est des croisements avec d’autres collectifs comme Clair de Terre et le CACA6. En 2011, après les prémices du TàDland en 2008, c’est le K-SOS qui voit le jour. Un projet exclusif mobilisant le collectif dans son entier, dans toute son ampleur. Le K-SOS nous permet de rencontrer un saint Pierre, des théâtreux occitanophones, le Plus beau théâtre du monde, la Manivelle, le ZinZan… Enfin une rencontre décisive avec les Scop Le Pavé et Vent Debout nous fait prendre conscience que notre action s’inscrit dans un champ partagé et ancré, celui de l’éducation populaire. Nous l’ignorions, ou plutôt devrais-je dire le savions-nous sans mettre des mots ou des techniques explicites. Notre chemin vers l’auto-légitimation fut un parcours semé de rencontres qui nous ont poussés à nous sentir légitimes. Personne n’est jamais vraiment autodidacte. C’est la somme de toutes ces influences qui nous ont fait et nous ferons grandir encore.

1 TERRAINS MINÉS. Dionigi Albera. P.U.F. | Ethnologie française. 2001/1 - Vol. 31
2 Nous pensons en particulier à Agnès Jeanjean et Dejan Dimitrijevic, toujours enseignants à Nice à l'heure où nous écrivons.
3 Notre cher rabelaisien nous a quittés à la Sainte Agathe. Le carnaval n’aura jamais autant pété que cette année.
4 Nom inspiré des chasseurs alpins desquels ils squattaient les casernes désaffectées jusqu’à ce que la municipalité rase les bâtiments pour y faire un parking pour le personnel et les étudiants de la fac !
5 Fête traditionnelle niçoise et rendez-vous annuel du TàD, du nom de la sainte patronne du pantai.
6 Collectif Anonyme du Carnaval Ambulant.





UN NUMÉRO DOUBLE SUR LA LÉGITIMITÉ avec au sommaire :

- un poster détachable
- le courrier du lecteur
- la chronique du Pr Proutskaïa : "Molles ?"
- deux entretiens inédits de Tadettes (Anaïs et Marion), archives de 2006 !
- des contributions, exclusives ou pas, d'invités (Florent Charras, Claude Sicre, Natacha Trotsky, Tatiana Arfel...)
- un dossier spécial "Occitanique"
- le patrimoine caché du TàD
- rubrique "des armes des mots" : Ontologique

PRIX LIBRE !


SORTIE TÀDMAG NUMÉRO NEUF !!!

Numéro NEUF
"les mots et les choses"

Au sommaire : 

- apprenez ce qu'est l'arpentage d'un livre (merci le Pavé !)
- de nouvelles illustratrices : Sarah Fisthole et Aurélie Malbec
- des contributions offertes, des contributions volées
- un test : "Quel ethnologue êtes-vous ?"
- le savon de Barreseille, description ethnographicomousseuse

PRIX LIBRE !

jeudi 24 janvier 2013

Le TàD à Marseille !!!



Présente
Soirée Spéciale « Des Mots Tout Chose » 
Viens jouer avec tes mots :

tes mots clés, tes mots doux, 
tes mots valises, tes mots tabous... 


Jeux de mots inédits 
et choses musicales

Exposition pour les cinq sens : "Infâmes, hideux et illégitimes"
par J. Gallician

Exposition "Archives sonores du TàD"

Sonomaton "Partage tes mots"

Jeux :
Duels de tchatche "La con de tes mots"
Pyramide de Marseille
Bingo de mots

Baleti maroco-napolitain


Samedi 26 janvier 2013 
à partir de 19h30
au Point de Bascule

108 rue Breteuil 13006 Marseille (Métro Préfecture) 
Entrée prix libre + 3 euros d'adhésion au lieu 
Restauration et bar sur place 



vendredi 4 janvier 2013

Les Dix ans du TàD 

Quelques photos... Les actes de la Table Ronde Itinérante sans Table sont à paraître dans le prochain numéro du TàDmag (sortie officielle le 26 janvier à Marseille).

Merci à Jean-Luc pour la tarte !



Magali, notre maître du temps... pour la journée.


 Marion déclare ouverte notre première Table ronde itinérante sans table



Régine, présidente du fan-club du TàD intervient à partir d'une collection d'affiches militantes des années 60-70





La Compagnie Dans le fond présente sa création "Tu finiras en maison de correction"



Intervention du trio vocal Les filles de l'air





Dans la cuisine, performance dansée sur le parquet

Christian et Henri : exposé sur la légitimité à danser la bourrée


Gaëlla, Mélanie et Christel rejouent une situation courante subie par les gens du voyage


Julie parle de son corps intime, de sa féminité, dans le potager



Vernissage : Ryzlène inaugure l'exposition



 Spectacle de polichinelle par Julien et Anne-Laure


Photographie de famille

D'autres portraits et regards ethnographiques sont proposés ICI par Aurélia Dumté. Merci !